Collecte
Les bennes passent partout, toutes les semaines
C'est la tournée la plus exhaustive d'une commune : elle atteint les impasses et les voies de desserte qu'aucune campagne dédiée ne rentabiliserait.
Relevé de voirie Communes · EPCI · Départements Extrait : Bois-Colombes (92009) Réseau OpenStreetMap
Le principe
La voirie est le premier patrimoine de la commune, et le moins bien connu. Plutôt que de financer une campagne dédiée, vos agents filment les rues pendant les trajets qu'ils font déjà. Nous vous rendons un inventaire daté : ce qui doit être réparé maintenant, ce qui coûtera dix fois plus cher dans trois ans, et ce qui a réellement été inspecté.
Aucune tournée dédiée · Une caméra, une fixation, un protocole d'une page
Livraison PDF et SIG · Les données restent la propriété de la collectivité
Fig. 1 — La chaîne
Le seul geste qui vous revient est de rouler avec la caméra allumée. Tout le reste est de notre côté, y compris la vérification que le trajet a réellement produit des images exploitables.
Une caméra GoPro, sa fixation pour pare-brise ou guidon, une carte mémoire et le protocole de captation en une page. Le réglage est fait par nos soins : l'agent n'a rien à paramétrer.
La page de captation s'ouvre sur leur téléphone et affiche les rues restant à parcourir. Elle ne demande aucune interaction une fois lancée — elle est faite pour être posée sur un support et oubliée.
Un bouton, sur le téléphone. Nous récupérons la vidéo et nous vous disons si une portion doit être refaite : cadrage, luminosité, chaussée mouillée. Un tronçon filmé n'est jamais compté comme relevé tant que l'image n'a pas été lue.
Défauts situés, datés et classés, rues ordonnées par priorité de traitement, export SIG et photos géotaguées. Et la carte de ce qui reste à parcourir, qui se remplit à mesure que vos agents roulent.
Fig. 2 — Pourquoi ça tient
C'est ce qui rend l'exercice soutenable. Un relevé complet ne demande pas de dégager du temps : il demande d'équiper des trajets qui existent déjà.
Collecte
C'est la tournée la plus exhaustive d'une commune : elle atteint les impasses et les voies de desserte qu'aucune campagne dédiée ne rentabiliserait.
Police municipale
Horaires variés, itinéraires changeants : de quoi couvrir vite le réseau structurant et le recouper d'un mois sur l'autre.
Services techniques
Ils vont là où un problème est déjà signalé, donc souvent là où la chaussée mérite d'être regardée de près.
Portage, navette
Le même itinéraire répété donne la donnée la plus précieuse : la vitesse de dégradation d'un tronçon.
Une seule contrainte de terrain : chaussée sèche et lumière du jour. Une chaussée mouillée masque le faïençage et fait briller les fissures, donc les images ne sont pas exploitables. Nous vous le signalons et le tronçon reste « à parcourir » plutôt que d'être compté à tort.
Fig. 3 — Extrait de relevé, Bois-Colombes (92009)
Campagne d'essai. Elle ne couvre que 873 m sur les 32,2 km de la commune : de quoi montrer la méthode, pas un état complet. Les chiffres ci-dessous sont ceux du relevé.
873 m
de voirie relevée, sur 32,2 km
30
défauts distincts, après déduplication
25
relèvent du préventif
4
relèvent du curatif
Chaque défaut est entouré et nommé dans la couleur de sa famille, et le cadrage est calculé pour le contenir entièrement. Visages, silhouettes, plaques et lettrages sont floutés avant toute diffusion ; la chaussée reste intacte.
| Voie | Relevé | Curatif | Préventif | Ce qui a été vu |
|---|---|---|---|---|
| Avenue Faidherbe | 446 m | 2 | 6 | 2 potelets abîmés, 4 faïençages, 2 fissures longitudinales |
| Rue des Bourguignons | 94 m | 1 | 6 | 1 nid-de-poule, faïençage et fissures sur presque tout le linéaire |
| Avenue de l'Europe | 239 m | 1 | 7 | 1 nid-de-poule, 2 tranchées rebouchées, fissures longitudinales |
Le curatif passe devant : un nid-de-poule ou un potelet plié se traite en intervention, pas en programmation budgétaire. À égalité, c'est la densité de préventif rapportée au linéaire relevé qui départage.
Fig. 4 — Les trois familles
C'est ce qui sépare un relevé d'un inventaire. Un rapport qui aligne quatre-vingt-dix défauts sans les distinguer ne dit pas par où commencer.
Curatif
Nid-de-poule, plaque descellée, potelet plié, bord de chaussée effondré. Le risque est présent aujourd'hui et la responsabilité du gestionnaire est engagée. Ça relève de l'intervention, pas du budget d'entretien.
Préventif
Faïençage, fissures, tranchée qui s'affaisse. Rien de dangereux aujourd'hui, mais c'est là que se joue l'économie de l'entretien. Le faïençage est le signal le plus fort : il annonce une ruine structurelle.
Usage
Marquage effacé, signalisation illisible, aménagement obstrué. La chaussée tient mais la voie ne remplit plus sa fonction. Souvent peu coûteux à reprendre, et très visible pour l'usager.
Ces trois familles ne sont pas fondues dans une note globale : un « score de 73 sur 100 » masquerait la décision au lieu de l'éclairer. Le classement est fait pour être discuté avec vos services, et la pondération s'ajuste à votre politique d'entretien.
Fig. 5 — L'économie de l'entretien
L'eau s'infiltre par la fissure, atteint la structure, et la réparation change alors de nature. C'est ce qu'un relevé fréquent permet d'attraper à temps, et ce qu'une campagne tous les dix ans laisse passer.
Traité aujourd'hui
Intervention légère, sur un linéaire ciblé, sans fermeture de voie. Encore faut-il savoir où sont les fissures.
Laissé 3 ans
Le faïençage s'est installé, la dégradation ne se traite plus au point mais à la zone. Reprise en enrobé sur toute la largeur.
Laissé 7 ans
L'eau a atteint le corps de chaussée. Ce n'est plus de l'entretien mais des travaux structurels, avec déviation et ligne budgétaire dédiée.
Nous ne publions pas de multiplicateur de coût tant que nous ne pouvons pas l'établir sur vos propres bordereaux de prix. C'est justement le calcul que le relevé permet de faire chez vous : nous rendons les linéaires par nature de défaut, vous les valorisez à vos prix de marché.
Fig. 6 — Ce qui n'a pas été vu
C'est la différence avec un signalement ou une tournée d'agent : l'absence de défaut sur une rue ne veut dire quelque chose que si l'on sait que la rue a réellement été parcourue.
Une rue n'est pas « faite » ou « pas faite » : elle se remplit portion par portion, à mesure que vos agents passent. Les tronçons sont identifiés de façon stable d'une campagne à l'autre, donc deux relevés espacés d'un an se comparent directement.
Un tronçon filmé dont la vidéo n'a pas été analysée est affiché comme tel et n'entre jamais dans le pourcentage relevé. Passé trente jours sans image exploitable, il repasse « à parcourir » : mieux vaut le re-rouler qu'attendre indéfiniment.
Le parcours peut être orienté vers les axes structurants, les dessertes d'établissements scolaires, les lignes de transport, ou les secteurs où les données publiques d'accidentologie signalent une sinistralité. Sur Bois-Colombes, cinq des vingt accidents corporels de 2024 sont situés sur les 873 m déjà relevés.
C'est le plan en tête de page. Massivement bleu aujourd'hui, et c'est précisément l'argument : personne ne sait ce qu'il y a sur les 31,3 km restants, nous compris.
Fig. 7 — Le kit
Matériel
GoPro réglée par nos soins : résolution, cadence, champ, et coupure de la stabilisation qui déforme les bords de l'image. L'agent n'a aucun paramètre à toucher.
Protocole
Où poser la caméra, à quelle hauteur, ce qu'il faut éviter — pluie, contre-jour rasant, pare-brise sale — et quoi faire en fin de tournée. Tient sur une feuille dans la boîte à gants — le voici.
Guidage
Elle affiche les rues restant à parcourir et n'exige aucune interaction une fois lancée. Elle sert aussi à envoyer la session d'un bouton, sans manipuler de carte mémoire.
Contrôle
Cadrage, netteté, luminosité, état de la chaussée au moment du passage. Ce qui n'est pas exploitable vous est signalé et reste « à parcourir » plutôt que d'être compté à tort.
Nous pouvons réaliser la campagne nous-mêmes, en prestation classique. C'est plus rapide à lancer et plus cher au kilomètre : le bon choix pour un état des lieux ponctuel, moins pour un suivi annuel.
Fig. 8 — L'achat
La question du service marchés arrive toujours avant celle du contenu. Voici la réponse, en clair.
Toute la voirie communale, un secteur, un itinéraire. Nous calculons le linéaire concerné à partir du réseau viaire public : vous n'avez aucun fichier à préparer.
Un devis avec le linéaire retenu, le nombre de kits, la durée estimée de couverture au rythme de vos tournées, et la forme du rendu. Rien n'est facturé avant votre commande.
En dessous du seuil de dispense de publicité et de mise en concurrence, un bon de commande suffit. Au-delà, nous répondons à votre consultation, en direct ou en sous-traitance d'un titulaire de marché d'entretien. Le seuil étant fixé par voie réglementaire, référez-vous à celui en vigueur à la date de votre engagement.
Le rapport, les données SIG et les photos géotaguées. Les données sont les vôtres, sans restriction d'usage ni de réutilisation, et vous pouvez en demander la suppression de nos serveurs.
La question revient souvent, en particulier là où une association cycliste locale est déjà subventionnée. La réponse mérite d'être donnée précisément, parce qu'elle ne va pas dans le sens qu'on attend.
Ce qui n'est pas possible
Une subvention ne peut pas être la contrepartie d'un service rendu à la collectivité. L'article 9-1 de la loi du 12 avril 2000 est explicite : ces contributions « ne peuvent constituer la rémunération de prestations individualisées répondant aux besoins des autorités qui les accordent ». Verser une subvention en échange d'un relevé de votre voirie, c'est un marché public déguisé, requalifiable par le juge — avec les conséquences que ça emporte pour la commune, et un risque de requalification fiscale pour l'association.
Ce qui est possible
Le même article exige que l'action soit « initiée, définie et mise en œuvre » par l'association elle-même. Une association cycliste qui décide de cartographier l'état des voies pour son plaidoyer, ses adhérents et l'information du public porte un projet qui lui appartient. La commune peut le soutenir au titre de l'intérêt général, et bénéficier des données comme tout le monde si elles sont publiées en ouvert — mais sans en être le commanditaire.
Ce qui fait basculer
La commune définit le périmètre à relever, impose des livrables et des délais, contrôle l'exécution comme un client, ou cale le montant sur le prix de la prestation. Au-delà de 23 000 € par an, une convention est de toute façon obligatoire : c'est elle qu'un contrôle lira, et elle doit décrire le projet de l'association, pas un cahier des charges.
Nous ne sommes pas vos conseils juridiques et la frontière s'apprécie au cas par cas : faites valider le montage en amont, votre préfecture publie généralement une fiche sur le sujet. Notre position est simple — nous préférons vous vendre une prestation régulière plutôt que de vous aider à construire un montage fragile. Si l'association porte réellement son propre projet, en revanche, nous travaillons volontiers avec elle.
Nous ne publierons pas de prix au kilomètre tant que nous n'aurons pas assez de campagnes pour qu'il soit honnête sur tous les profils de territoire : une commune dense et un réseau départemental n'ont pas le même coût. Demandez un chiffrage — il est gratuit, ferme, et vous n'entendrez plus parler de nous si vous n'y donnez pas suite.
Fig. 9 — Questions fréquentes
Oui, et c'est un usage courant des collectivités. Ce qui compte est le traitement : aucune image n'est diffusée sans floutage préalable des visages, des silhouettes, des plaques d'immatriculation et des lettrages de véhicules. Le flou est gaussien, donc destructeur — une pixellisation serait réversible par sur-échantillonnage. Les originaux ne sont pas publiés et sont supprimés sur demande.
La question se pose et mérite d'être traitée en amont avec les représentants du personnel. Techniquement, la caméra filme vers l'avant et la chaussée, pas l'habitacle. Nous n'exploitons ni les vitesses, ni les horaires, ni les itinéraires individuels : seuls les tronçons couverts et l'état de la chaussée sortent du traitement. Nous fournissons une note descriptive du traitement pour votre registre.
Ça dépend de vos tournées, et c'est ce que le devis chiffre. La carte de couverture montre l'avancement en continu, donc vous voyez arriver le terme au lieu de l'espérer. Sur un réseau de desserte, équiper la collecte suffit généralement à tout atteindre en quelques semaines.
Nous vous le disons, et le tronçon reste « à parcourir ». C'est le principe qui tient tout l'édifice : rien n'est déclaré relevé sans image lue. Une session perdue coûte un passage, pas la confiance dans le chiffre de couverture.
À vous. Le relevé vous est livré en formats ouverts, sans restriction de réutilisation ni dépendance à notre plateforme. Vous pouvez l'ouvrir dans QGIS, l'injecter dans votre logiciel de gestion de patrimoine, ou le republier en données ouvertes.
Rapport PDF, données géographiques en GeoJSON et Shapefile, tableau des défauts en CSV, photos géotaguées. Si vos services utilisent un format d'échange particulier, dites-le nous en amont.
La chaussée et ce qui la borde immédiatement : marquage, potelets, plaques et tampons, bordures. Les trottoirs ne sont pas couverts par un parcours motorisé et demandent une campagne dédiée — dites-nous si c'est votre besoin, nous vous dirons franchement si nous savons le faire.
Fig. 10 — L'éditeur
Vigie Route est édité par Romain Delfosse. Le service est jeune : le relevé de Bois-Colombes présenté sur cette page est une campagne d'essai, et nous ne revendiquons pas de références que nous n'avons pas encore.
Ce que nous pouvons montrer, en revanche, c'est la méthode complète et les données produites, sans retouche. La page méthode détaille le découpage du réseau, la règle de couverture, l'échantillonnage, la nomenclature et les limites connues de la détection automatique — y compris celles qui ne nous arrangent pas.
Contact
Dites-nous ce que vous cherchez à relever et quelles tournées vous pourriez équiper. Nous répondons avec un périmètre chiffré : linéaire concerné, nombre de kits, durée estimée, forme du rendu.