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VigieRoute Demander le kit

Qui sommes-nous

Une petite équipe, un vélo, et des mesures publiées même quand elles déçoivent

Tout ce site parle au pluriel. Voici de combien de personnes il s'agit, avec quel matériel elles roulent, et ce que ce matériel a donné — y compris là où il n'a encore rien donné. Nous préférons cette page à une page de références clients : nous n'en avons pas encore assez pour qu'elles disent quoi que ce soit.

L'origine

Une route abîmée, en vacances

Owen

À l'origine du service

Vigie Route commence par une route abîmée, un été, en vacances. Owen roule, et la chaussée se dégrade sous les roues — à vélo, un défaut de chaussée ne se regarde pas de loin, il se prend dans les poignets. L'idée arrive là : le vélo passe déjà partout, il suffirait qu'il enregistre ce qu'il traverse.

Tout le reste en découle, y compris ce que nous vendons aujourd'hui à des communes. Personne ne dégage du temps pour aller filmer une rue. En revanche tout le monde parcourt déjà son territoire — un cycliste le dimanche, une benne le mardi, une police municipale toute la semaine. Un relevé qui suppose une campagne dédiée se fait une fois et jamais deux ; un relevé accroché à des trajets qui existent déjà se refait tout seul, et c'est la seule façon de savoir comment une chaussée se dégrade au lieu de savoir dans quel état elle était un jour donné.

L'objectif de départ n'a pas changé d'échelle : améliorer la route de son village. Ce qui a changé, c'est qu'il a fallu apprendre à la mesurer avant de pouvoir la défendre — une rue dont on dit qu'elle est mauvaise ne fait pas un dossier, une rue dont on montre les défauts datés et situés, si.

Le matériel

Ce qui roule, et pourquoi

Rien de ce montage n'est cher, et c'est le but : un relevé qui suppose un véhicule instrumenté à cent mille euros ne sera jamais fait deux fois. Le choix de chaque pièce se justifie par ce qu'elle enregistre, pas par ce qu'elle coûte.

Le porteur

Un vélo, et ce n'est pas un choix militant

Un vélo passe là où le relevé manque : voies étroites, contre-allées, pistes cyclables, zones de rencontre, sens interdits sauf vélos. Il roule aussi à la bonne vitesse — entre 15 et 25 km/h, une image reste nette là où une voiture à 50 km/h fait traîner le flou de bougé sur les fissures fines. Enfin il s'arrête sans se garer, ce qui compte plus qu'il n'y paraît quand une tournée passe la journée à revenir sur ses pas.

La contrepartie est le linéaire : un vélo ne fait pas une départementale. Le service reste conçu pour que ce soient VOS véhicules qui filment — bennes, balayeuses, véhicules de service. Le vélo est ce avec quoi nous éprouvons la chaîne avant de vous la confier.

L'image

Une GoPro, choisie pour ce qu'elle écrit à côté de l'image

La chaîne a été calée de bout en bout sur une HERO8 Black. Ce n'est pas la définition qui l'a fait retenir mais son accéléromètre : environ deux cents mesures par seconde, solidaires du vélo. Un nid-de-poule à 50 km/h dure trois centièmes de seconde — à dix mesures par seconde, il n'existe pas. C'est ce flux qui distingue un défaut traversant d'une tache sombre sur le bitume.

La fréquence réelle de cet accéléromètre est mesurée à chaque vidéo, et elle vaut 201,8 Hz et non 200. Prendre la valeur ronde décalait les vignettes de vingt-cinq mètres en fin de séquence : c'est le genre d'écart qu'on ne voit pas tant qu'on ne le cherche pas.

Le pari

Un micro près de la roue, et on ne sait pas encore s'il dit quelque chose

Une chaussée peut être saine et rugueuse, ou lisse et fissurée : la caméra voit la fissure, l'accéléromètre sent le relief, aucun des deux ne dit la texture. Le bruit de contact entre le pneu et la route, lui, en dépend directement — c'est le principe de la méthode CPX, qui mesure ce bruit avec un micro placé près de la roue. D'où ce micro déporté, au plus près du contact et à l'abri du flux d'air.

Nous publions ce résultat avant de savoir s'il est bon.

Le montage compte plus que le modèle

Une caméra récente mal orientée donne un relevé inexploitable, une caméra ancienne bien posée donne un relevé utilisable. Si vous équipez vos véhicules, la liste de ce que nous lisons est sur la page matériel compatible, et la façon de poser la caméra sur le protocole de captation.

Le micro

Ce que la piste sonore a donné jusqu'ici

Le micro était le troisième capteur de la caméra, et le seul inexploité. Nous l'avons analysé sur les sorties existantes avant de le déplacer près de la roue. Le résultat est ambigu, et le publier tel quel est plus utile qu'une promesse : c'est aussi ce qui vous permet de juger ce que valent nos autres chiffres.

+18 dB/décade

Le vent domine

Dans la bande 20–100 Hz, le niveau monte de 18 dB par décade de vitesse, avec une corrélation de 0,66. C'est du bruit aérodynamique sur le boîtier, pas de la route.

+5,5 dB/décade

Le roulement n'atteignait pas le micro

Dans la bande 400–1600 Hz, où le bruit pneu-chaussée monte physiquement de 30 à 35 dB par décade, on ne mesurait que 5,5. Ce qui occupe cette bande n'est donc pas le roulement — c'est ce constat qui a fait déplacer le micro vers la roue.

r = 0,08

Un résidu structuré, mais orphelin

Après correction par la vitesse, il reste un signal qui persiste sur des dizaines de mètres (autocorrélation de 0,82 à une seconde). Il ne corrèle pas avec la rugosité mesurée par l'accéléromètre. Deux lectures restent possibles et indiscernables : soit ce n'est pas la route, soit il mesure la texture quand l'accéléromètre mesure l'uni — deux propriétés distinctes en technique routière, sans raison de coïncider.

Ce qui trancherait : un passage sur un changement de revêtement connu — enrobé vers pavé — qui fournirait la vérité terrain qui manque. Tant que cette mesure n'est pas faite, la texture du revêtement ne figure dans aucun rendu client, et aucun devis ne la promet.

Un micro sur la voie publique capte des conversations

Le signal sonore n'est jamais conservé. Le traitement produit des niveaux par bande de fréquence et par seconde, et le fichier audio intermédiaire est supprimé dans la foulée. Un spectre agrégé à la seconde ne permet pas de reconstituer une parole — c'est la condition pour que ce capteur ait le droit d'exister.

Notre position

Ce que nous ne ferons pas

Les personnes

Filmer les agents plutôt que la voirie

Nous n'exploitons ni les vitesses, ni les horaires, ni les itinéraires individuels, et le service est conçu pour ne pas en avoir besoin : le travail se tire dans une file commune, personne ne se voit assigner une zone. Un outil de relevé qui devient un outil de contrôle du personnel est un outil que les équipes cessent d'utiliser.

Les images

Diffuser une image non floutée

Visages, silhouettes, plaques et lettrages de véhicules sont floutés avant qu'une image quitte la machine qui l'a traitée. Le flou est gaussien, donc destructeur : une pixellisation serait réversible. Les positions de défauts ne sont jamais publiées — elles n'existent que dans l'espace client de la collectivité concernée.

Les chiffres

Annoncer une détection que personne n'a vue

La détection automatique dégrossit, elle ne tranche pas : aucun défaut n'atteint votre tableau de bord sans être passé devant un œil humain. Et les chiffres affichés sur ce site sont lus dans la base à l'affichage, pas recopiés dans le gabarit — une campagne qui rentre les déplace sans que personne y touche.